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Qui nous appelle

Syndics et copropriétés rémoises

Un syndic est saisi quand la nuisance sort du lot : une odeur dans la cage d'escalier, des blattes qui remontent par les gaines, une cave qui contamine le couloir commun. La difficulté n'est pas d'intervenir — c'est de savoir qui peut commander l'intervention.

La question qui vient en premierPrivatif ou commun — qui commande le chantier ?

Façade d'un immeuble d'habitation ancien avec balcons en fer forgé et volets.
Photo d'illustration — Façade d'un immeuble d'habitation

Tracer la limite avant de chiffrer

Un couloir de caves, une gaine technique, une ventilation collective, une toiture : parties communes, donc décision du syndicat. Un lot occupé, un logement dégradé, une cave privative : partie privative, donc décision du copropriétaire ou du bailleur.

La plupart des dossiers rémois que nous recevons sont mixtes : la source est privative, l'effet est commun. Nous chiffrons alors les deux volets séparément, ce qui permet à chacun d'engager sa part sans attendre l'autre.

Ce que le syndic peut engager sans attendre l'assemblée

Les mesures conservatoires urgentes destinées à faire cesser un danger relèvent de la responsabilité du syndic. Une intervention de fond sur les parties communes suppose en revanche une décision d'assemblée générale, avec le devis correspondant.

Nous adaptons le format du devis à cet usage : un chiffrage clair, daté, avec description technique lisible pour des copropriétaires non spécialistes, présentable tel quel en assemblée.

Nuisibles : raisonner par cage, pas par logement

Les punaises de lit et les blattes circulent par les gaines, les plinthes et les cloisons mitoyennes. Traiter un seul appartement dans un immeuble infesté conduit presque toujours à une réinfestation, et le syndic se retrouve saisi une deuxième fois quelques mois plus tard.

Nous préconisons systématiquement une inspection des logements adjacents. Si l'accès n'est pas obtenu, nous le mentionnons dans le compte rendu — pour que la limite du traitement soit écrite, et non découverte plus tard.

Votre périmètre

Ce que vous pouvez décider, et ce qui ne dépend pas de vous

C'est cette frontière, bien plus que la technique, qui fait perdre des semaines aux dossiers. Autant la poser dès le premier échange.

Ce que vous pouvez faire

  • Commander l'intervention sur les parties communes dans le cadre de ses attributions.
  • Engager les mesures conservatoires urgentes que sa mission lui permet de prendre.
  • Coordonner un traitement de nuisibles à l'échelle de la cage d'escalier.
  • Faire constater et documenter un désordre affectant les communs.

Ce que vous ne pouvez pas

  • Faire intervenir en partie privative sans l'accord du copropriétaire ou de l'occupant.
  • Engager des dépenses excédant son mandat sans décision de l'assemblée générale.
  • Imposer l'accès à un lot fermé sans base juridique.

Préparer le dossier

Ce qu'il est utile de réunir

Rien n'est obligatoire pour un premier échange. Ces pièces évitent simplement les allers-retours une fois le dossier engagé.

  • Le règlement de copropriété sur les horaires de chantier et l'usage des communs.
  • La délimitation privatif / commun pour la zone concernée.
  • Les signalements reçus et leur date, ainsi que les courriers déjà envoyés.
  • Les coordonnées du gardien et les conditions d'accès aux locaux techniques.
  • La décision d'assemblée générale, lorsque la dépense en relève.

Syndics et copropriétés

Questions fréquentes

Une odeur en cage d'escalier relève-t-elle du syndic ?

La cage d'escalier est une partie commune, donc le syndic est légitime à agir. Mais la source est souvent privative — un lot encombré, une cave individuelle, un logement dégradé. Nous qualifions l'origine lors de la visite et chiffrons séparément le volet commun et le volet privatif, afin que chacun engage sa part sans bloquer l'autre.

Le syndic peut-il intervenir sans attendre l'assemblée générale ?

Pour une mesure conservatoire destinée à faire cesser un danger, oui : c'est sa responsabilité. Pour une intervention de fond sur parties communes, une décision d'assemblée générale est nécessaire, appuyée sur un devis. Nous rédigeons nos devis dans un format directement présentable en assemblée, avec une description technique lisible par des non-spécialistes.

Faut-il traiter tout l'immeuble contre les punaises de lit ?

Pas nécessairement tout l'immeuble, mais jamais un seul logement isolé. Les punaises circulent par les gaines, les plinthes et les cloisons mitoyennes : l'inspection doit couvrir au minimum les logements mitoyens et ceux situés au-dessus et au-dessous. Un traitement limité à l'appartement signalé conduit presque toujours à une réinfestation.

Décrire votre situation

Un premier échange suffit à savoir ce qui est possible, qui doit donner son accord et dans quel ordre avancer.

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